La Chambre des représentants du Congrès des Etats-Unis a entamé, jeudi,
l’examen du plan de sauvetage du secteur bancaire approuvé a une
écrasante majorité, mercredi soir, par le
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Le Congrès américain
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Sénat. Selon les
observateurs, les perspectives d’adoption du document par les députés -
qui avaient rejeté en début de semaine une première version - seraient
meilleures cette fois-ci. Mais la tache ne sera pas facile pour autant.
En témoignent les arguments avancés au Sénat par les adversaires et
même certains partisans de l’aide gouvernementale aux banques en
difficultés. Le plan de sauvetage, d’un montant total de 700 milliards,
de dollars a été approuve au Sénat par 74 voix pour et seulement 25
contre. Mais beaucoup de législateurs ont voté à contrecœur en faveur
de la mesure. « Nous avons deux choix en ce qui me concerne… Un mauvais
choix que nous connaissons tous….et un choix catastrophique, si nous ne
faisons rien, souligne le sénateur le sénateur républicain Lindsey
Graham de la Caroline du Sud.
Son collègue démocrate de New-York Chuck
Schumer a vote « oui » avec plus de conviction. Et il compare
l’économie américaine qui souffre actuellement d’un terrible manque de
crédit, à une personne menacée de crise cardiaque. « L’ensemble de
notre économie est en très mauvais état parce que ses artères, le
système financier, sont bloquées. Et cela va causer une attaque
cardiaque….peut-être dans un jour ou dans 6 mois….mais à coup sûr »,
déclare le sénateur Schumer.
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Des courtiers à Wall Street
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Leur collègue républicain d’Alabama Richard
Shelby fait partie de la minorité des sénateurs qui ont voté « non »
envers et contre tout. « Beaucoup de gens ici sont réconfortés par la
notion qu’il vaut mieux faire quelque chose plutôt que rien du tout… A
mon avis, c’est un faux choix. Nous avions l’alternative entre répondre
de façon intelligente ou céder à la panique. Nous avons choisi la
panique », affirme le sénateur Shelby.Ce n’est pas l’avis des 2
principaux candidats à la présidence, à savoir le sénateur démocrate de
l’Illinois Barak Obama et son collègue républicain de l’Arizona John
McCain. Ne pas adopter le plan de sauvetage ferait un tort énorme a
l’économie américaine, souligne le sénateur Obama. « Cela veut dire que
les entreprises ne pourront pas obtenir les prêts nécessaires pour
ouvrir une nouvelle usine ou payer leurs employées. Et si elles ne
paient pas leurs employées le Vendredi, ces derniers seront au chômage
le Lundi suivant……et s’ils sont au chômage, ils ne pourront pas payer
leurs dettes ou rembourser les prêts consentis par quelqu’un
d’autre….ainsi de suite à travers toute notre économie », avertit le
candidat démocrate a la présidence.
Son rival John McCain est du même
avis. « Si le plan de sauvetage est rejeté de nouveau au Congrès, la
crise actuelle va se transformer en désastre », soutient le sénateur de
l’Arizona. Le président Bush est conscient de ce fait. Il exhorte la
Chambre des représentants à suivre l’exemple du Sénat et à adopter,
elle aussi, un plan de sauvetage du secteur financier.