Le gouvernement burundais a réagi pour rassurer l’opposition et la
société civile inquiets après la signature d’un protocole d’accord qui
céderait des compagnies étatiques à la Libyan Arab African Investment
Company, compagnie libyenne d’investissement. Selon notre correspondant
Eric Manirakiza, le porte-parole du deuxième vice-président du pays a
assuré, jeudi, que Bujumbura n’a pas signé d’accord avec la Libye.
Toutefois, un mémorandum gouvernemental datant du 31 juillet 2008
indiquait notamment que les actions de l’Etat burundais dans les
sociétés hôtelières et touristiques et les télécommunications seraient
cédées cette compagnie libyenne. Plusieurs voix s’étaient élevées pour
dénoncer ce projet, accusant le pouvoir de chercher à vendre le
patrimoine du Burundi. « On doit se rendre compte que nous en train de
conclure une mauvaise affaire en confiant un patrimoine de l’Etat d’une
telle ampleur d’une telle importance, à une telle société », a déclaré
l’économiste burundais Xenon Manirakiza.