Le procès de l'Angolagate, concernant un trafic d'armes vers l'Angola
dans les années 90, et où sont jugés 42 personnes dont plusieurs
personnalités politiques françaises, s'est ouvert lundi à Paris. Ce
dossier empoisonne les relations entre la France et l'Angola depuis
plusieurs années. L’Angola a même déposé un recours pour empêcher la
tenue du procès, au nom du « respect du secret défense. »Le Procès doit
durer plusieurs mois et tenter d’établir les responsabilités dans ce
vaste trafic d'armes évalue à 790 millions de dollars.
L'homme d'affaires
Pierre Falcone, l'un des principaux prévenus, était présent pour la
première audience, tout comme l'ancien ministre de l'Intérieur Charles
Pasqua.A côté d’eux, comparaissent des personnalités soupçonnées
d'avoir reçu des pots-de-vin, comme l'ancien conseiller de Francois
Mitterrand Jacques Attali, le fils aîné de l'ex-président,
Jean-Christophe, et le romancier Paul-Loup Sulitzer.